Les différences entre bourse et trading

Les différences entre le trading et la bourse que personne ne vous explique.

Qu’est-ce que l’on appelle communément « jouer en bourse » et en quoi cela diffère-t-il du trading ?

Investir sur les marchés financiers est un monde rempli de termes aux multiples facettes, parfois flous et relatifs, qui se prêtent à une certaine confusion.

En commençant par le plus large de tous : le marché boursier.

Au sens strict, le terme « bourse » devrait se limiter à l’ensemble des entreprises qui sont cotées de manière organisée sur un marché boursier, normalement au niveau national.

À leur tour, ces entreprises sont regroupées en indices, qui sont des sélections d’entreprises stratifiées selon certains critères spécifiques. Le plus connu dans notre pays est le CAC 40, qui regroupe (avec certaines nuances) les 40 entreprises les plus liquides de la Bourse française.

D’autres concepts plus techniques en découlent, tels que la plate-forme boursière, le système d’interconnexion, les courtiers (entités qui servent d’intermédiaires entre les investisseurs) ou les bourses locales (bourses de Paris)

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Le marché boursier est aussi souvent appelé « marché à revenu variable », car il est composé d’entreprises dont le prix varie indéfiniment. Une entreprise qui veut s’introduire en bourse est animée par l’idée qu’en vendant une partie de l’entreprise à une multitude d’investisseurs anonymes (actionnaires), ainsi qu’en obtenant un financement (pour la partie mise en bourse, qui représente un pourcentage indéterminé), elle verra le prix des actions augmenter à long terme, ce qui valorisera la valeur totale de l’entreprise.

Toutefois, le terme « marché boursier » est souvent appliqué de manière plus générique, englobant l’idée de « marchés des capitaux ou financiers ». Ce second concept, plus abstrait et plus global, englobe de nombreux autres marchés qui ne sont pas uniquement formés par l’ensemble des entreprises cotées dans un pays ou une zone géographique : actions, titres à revenu fixe, contrats à terme, options ou devises.

Cette introduction étant faite, nous allons différencier deux autres concepts clés : l’investissement et la spéculation.

Le second de ces termes, assez mal stéréotypé après la crise financière que nous avons subie, comporte des synonymes tels que « trading » ou « jeu en bourse ».

La différence fondamentale entre les deux concepts est liée à l’horizon temporel dans lequel vous souhaitez rester sur les marchés. À son tour, cette période aura beaucoup à voir avec l’intention, la motivation ou l’analyse qui a poussé le participant sur les marchés.

Ainsi…

Un investisseur peut être celui qui prend des positions sur les marchés financiers en vue de sa retraite, par exemple. C’est-à-dire un investissement à long terme, sans objectif de gain spécifique, sans trop se soucier du prix précis auquel les titres vont être achetés, ni du scénario entourant l’investissement. En outre, ce profil de participant au marché optera probablement pour l’acquisition d’actions, de fonds, d’ETF ou de plans de pension, qui sont des véhicules d’investissement plus conservateurs.

À l’autre extrême, on parlerait de spéculateur ou de trader, dans le cas où le participant a une vision beaucoup plus à court terme du marché : peut-être quelques jours, quelques heures ou même quelques secondes. Les spéculateurs accordent beaucoup d’attention au prix spécifique auquel ils vont acheter (ou vendre), à l’objectif de profit qu’ils recherchent et au scénario dans lequel ils vont prendre position. En d’autres termes : l’analyse technique.

Vous devez également savoir que…

Les spéculateurs ou les traders utiliseront des graphiques plus ou moins complexes, auxquels, dans de nombreuses occasions, ils appliqueront des formules mathématiques calculées avec les données des prix précédents (indicateurs). Ils peuvent aussi faire une analyse de l’aspect de la séquence graphique précédente, ou du volume d’achats et de ventes qui accompagne les prix précédents.

Les spéculateurs ou traders se caractérisent généralement par l’utilisation de véhicules d’investissement à effet de levier financier. Il peut s’agir de contrats à terme, d’options ou de CFD.

En d’autres termes, par l’intermédiaire d’un courtier, les spéculateurs ou les traders prennent des positions sur le marché pour un montant supérieur au capital dont ils disposent (comme s’ils prenaient un crédit hypothécaire).

Entre ces deux profils extrêmes de participants au marché des capitaux, il existe de nombreux autres profils mixtes. Bien qu’un vieil adage boursier dise que, par essence, un investisseur est généralement un spéculateur qui interprète mal le marché. Enfin, joueur en bourse serait plus proche d’un spéculateur que d’un investisseur. Cependant, il n’aurait pas la discipline, la rigueur ou la minutie des traders, qui analysent en profondeur tous les paramètres de leurs positions. Le joueur préfère se fier à son intuition, sans plan d’action concret, et obtient généralement, à moyen terme, de mauvais résultats.